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PARECHOC | FICHE DE PRÉPARATION | OCTOBRE ROSE 2026

Le cancer du sein en Martinique

(Rappelons d'entrée que le dépistage c'est toute l'année…)

A VOIR ICI : Émission du PARECHOC du samedi 26 septembre 2026 · Invitée : Sophie Brenac, présidente de l’AKAM

LES CHIFFRES CLÉS

Derniers chiffres régionaux publiés : ceux de l’ARS pour Octobre Rose 2025. Ceux d’Octobre Rose 2026 devraient sortir autour du 1er octobre.

Fréquence : près de 260 nouveaux cas par an. C’est le cancer le plus fréquent chez la femme (33 % des cancers féminins) et la première cause de mortalité par cancer chez la femme, avec près de 60 décès par an.

Dépistage insuffisant : taux de 42,2 % selon l’ARS. Près de 80 000 femmes de 50 à 74 ans sont concernées, dont 37 942 invitées. Santé publique France note une stagnation sur 2024-2025, et des difficultés d’accès à la mammographie sont signalées par les acteurs locaux.

Survie : survie nette à 5 ans estimée à 83 % en Martinique pour les femmes diagnostiquées entre 2008 et 2015, contre 89 % en France hexagonale.

Le message d’espoir : détecté tôt, le cancer du sein est guéri dans 9 cas sur 10.

LES ACTEURS DE LA LUTTE EN MARTINIQUE

ARS Martinique : pilote la politique de santé et la campagne Octobre Rose.

GIP PROM (Plateforme régionale d’oncologie) : coordonne les acteurs du cancer, héberge le site cancer-martinique.fr et le Registre général des cancers. Partenaire de la soirée AKAM.

CRCDC Martinique : organise le dépistage. Le dépistage organisé du cancer du sein existe en Martinique depuis 2003, porté historiquement par l’AMREC.

Centres d’imagerie : 11 centres d’imagerie médicale agréés sur le territoire (chiffre de 2023).

CHU de Martinique : pôle de cancérologie et, à la Maison de la Femme, de la Mère et de l’Enfant, le service Onco-Fanm dirigé par le Dr Emeline Colomba.

Imagerie de pointe : l’Institut caribéen d’imagerie nucléaire réalise désormais les TEP-scan et TEP-IRM sur place, ce qui réduit les délais.

La ville : médecins traitants, gynécologues, sages-femmes, infirmiers, kinésithérapeutes, diététiciens, psychologues, enseignants en activité physique adaptée.

Les associations : l’AKAM et l’URMKL côté kinés, les associations de patientes et la Ligue contre le cancer.

LE CIRCUIT DE PRISE EN CHARGE

Le point de départ : une mammographie de dépistage suspecte, ou un signe repéré par la femme ou son médecin.

Le bilan diagnostic : mammographie et échographie complémentaires, puis biopsie. Seule l’analyse du prélèvement confirme le cancer et précise son type.

La réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) : chirurgiens, oncologues, radiothérapeutes et radiologues décident ensemble du traitement.

La consultation d’annonce : le médecin explique le diagnostic et remet le programme personnalisé de soins. Une infirmière d’annonce accompagne la patiente.

Les traitements, à l’hôpital et en ville.

L’après-cancer : surveillance, soins de support, reprise de vie. C’est l’enjeu de la soirée AKAM du 2 octobre : faire travailler ensemble l’hôpital et la ville.

COMMENT SE FAIRE DÉPISTER

De 50 à 74 ans, sans risque particulier : une mammographie et un examen clinique tous les deux ans, pris en charge à 100 % sans avance de frais. L’invitation arrive par courrier avec un bon de prise en charge ; le rendez-vous se prend chez un radiologue agréé.

La double lecture, un atout : chaque mammographie jugée normale est relue par un second radiologue. En Martinique, 8 % des cancers dépistés dans le programme l’ont été grâce à cette seconde lecture.

Sans invitation reçue : on peut se rendre chez le radiologue avec une prescription du médecin traitant ou du gynécologue.

Avant 50 ans : examen clinique des seins par un médecin, un gynécologue ou une sage-femme tous les ans dès 25 ans (recommandation HAS). Pas de mammographie systématique avant 50 ans hors risque particulier : la densité des seins la rend moins fiable.

Femmes à risque élevé : antécédents familiaux ou mutation génétique (BRCA…) : suivi personnalisé, plus précoce et plus rapproché, souvent avec IRM, après une consultation d’oncogénétique.

L’autopalpation : elle ne remplace pas la mammographie, mais aide chaque femme à connaître ses seins et à repérer un changement. C’est ce qu’enseignent les ateliers de la Vague Rose.

LES SIGNES D’ALERTE

Une boule ou une grosseur dans le sein ou sous le bras (aisselle).

Une modification de la peau : rétraction, rougeur, œdème, aspect de peau d’orange.

Une modification du mamelon ou de l’aréole : rétraction, changement de couleur, suintement ou écoulement.

Un changement de forme ou de taille d’un sein.

La démarche à suivre

Ce n’est pas une urgence au sens des urgences hospitalières, mais il ne faut pas attendre. Prendre rapidement rendez-vous chez son médecin traitant, son gynécologue ou sa sage-femme, qui prescrira une mammographie et une échographie. La plupart des boules sont bénignes, mais seul un examen permet de le savoir.

 « Au moindre doute, on consulte, sans attendre le prochain dépistage. »

A VOIR ICI : Émission du PARECHOC du samedi 26 septembre 2026 · Invitée : Sophie Brenac, présidente de l’AKAM

LES TRAITEMENTS : AVANT, PENDANT, APRÈS

Avant l’opération

Selon le type de tumeur, une chimiothérapie, une thérapie ciblée ou une hormonothérapie peut être donnée d’abord pour réduire la tumeur.

Préparation physique, accompagnement psychologique et, pour les femmes jeunes, préservation de la fertilité.

Pendant

La chirurgie : ablation de la tumeur seule (tumorectomie) ou du sein (mastectomie), avec analyse des ganglions de l’aisselle.

La radiothérapie, le plus souvent après une chirurgie conservatrice.

La chimiothérapie selon le profil de la tumeur.

L’hormonothérapie pour les cancers sensibles aux hormones, souvent pendant 5 à 10 ans.

Les thérapies ciblées (anti-HER2 par exemple) et, pour certains cancers dits triple négatifs, l’immunothérapie. Selon le Dr Colomba, de nombreux nouveaux médicaments sont efficaces et beaucoup de patientes guérissent, surtout si elles sont diagnostiquées tôt.

Les soins de support, où interviennent les kinés : mobilité de l’épaule et du bras, travail sur la cicatrice, prévention et traitement du lymphœdème (gonflement du bras) par drainage, bandages et exercices, lutte contre la fatigue. À développer avec Sophie Brenac.

Après

Une surveillance régulière, avec examen clinique et mammographie.

La reconstruction mammaire, si la patiente le souhaite.

L’activité physique adaptée : selon l’AKAM, elle réduit les risques de récidive et améliore la qualité de vie.

Le soutien psychologique, la reprise du travail et le droit à l’oubli pour les emprunts.

Jean-Marc WOLLSCHEID rédacteur en chef de Gtmag.fr

A VOIR ICI : Émission du PARECHOC du samedi 26 septembre 2026 · Invitée : Sophie Brenac, présidente de l’AKAM

MÉMO | OCTOBRE ROSE 2026 | AKAM – ASSOCIATION KINÉ EN ACTION MARTINIQUE

Les dates des opérations de l’AKAM

DateLieuHorairesAu programme

2 OCTOBRE

Vendredi

Le Lamentin

Showroom BMW, face au drive E.Leclerc Galleria

18h00 – 21h30

• Soirée d’échanges interprofessionnels : « Prise en charge en sénologie, de l’hôpital à la ville »

• Réservée aux professionnels de santé, gratuite, sur inscription obligatoire

• Coup d’envoi d’Octobre Rose 2026 en Martinique, cocktail dînatoire

10 OCTOBRE

Samedi

Saint-Joseph

Place des Fêtes

15h30 – 21h

Affiches : 16h-21h ou 16h-20h30

• 16h : initiation au basket

• 17h : marche rose solidaire

• 18h-20h : Bouge et Danse

17 OCTOBRE

Samedi

Schœlcher

Place des Arawaks, Village d’Octobre Rose et Bleu

16h – 21h

Affiche : 16h-20h

• 16h : conférence sur la prise en charge kiné des cancers du sein et de la prostate

25 OCTOBRE

Dimanche

Rivière-Pilote

Anse Figuier

7h30 – 13h

Affiches : 7h30-12h

• 7h30 : marche rose solidaire (3 km)

• 8h30-12h : initiation à la yole

• Séances de balnéothérapie en matinée

31 OCTOBRE

Samedi

Le Diamant

Place de Dizac

16h – 21h

Affiches : 15h30-20h

• 15h30 : échauffement

• 16h : marche rose solidaire autour du bourg (6 km)

• 18h : animation en fanfare

SUR CHAQUE ÉTAPE DE LA VAGUE ROSE (5e ÉDITION)

Gratuit et ouvert à tous. Village santé et bien-être : stands de sensibilisation au dépistage, ateliers d’autopalpation, associations de patientes, flash mob, massages, boutiques, et une méga-loterie avec un billet d’avion Air Caraïbes à gagner. Les dons sont reversés aux associations de patientes.

Contact presse : Julie Jacaria, fondatrice et directrice de l’AKAM · akam.association.kine@gmail.com

Présidente : Sophie Brenac, kinésithérapeute à Rivière-Salée

AKAM – AN NOU AY !

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